Une vie exemplaire

Jacob M. Appel, Anne Renon

 
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« Jeremy Balint n’essaie pas de surmonter ses démons. Il est en plein accord avec eux. »
Foreword Reviews Magazine

Jeune cardiologue éminent, père de deux adorables petites filles, le docteur Jeremy Balint est un homme qui a réussi sa vie. D’autres que lui, apprenant que leur femme dévouée les trompe depuis des années avec un collègue, se laisseraient emporter par la rage.
Pas Jeremy Balint.
Jeremy Balint va prendre son temps, car Jeremy Balint est un sociopathe. Avec méthode et patience, il va organiser l’élimination de son rival.
Et ce n’est que le début.
De nombreux romans mettent en scène des psychopathes, mais jamais un écrivain n’était parvenu à nous plonger avec autant d’acuité dans les arcanes de leur esprit. Jeremy Balint ne nous cache rien. Ne nous épargne rien. Il ne voit tout simplement pas le mal comme nous.

Jacob M. Appel a publié des nouvelles dans plus de deux cents revues aux États-Unis. Son premier roman, The Man Who Would’nt Stand Up, a remporté deux prix littéraires. Écrivain, il a aussi exercé la psychiatrie à New York, expérience dont il s’est servi pour ce roman.

TEXTE
Littérature
140 x 225 mm - 288 pages
19 octobre 2017 - 9782732485256
21.5 €
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Jacob M. Appel, Anne Renon

Jacob M. Appel est un homme à multiple facettes. Psychiatre et romancier, diplômé de Harvard et Columbia, spécialiste en bioéthique, il a publié des nouvelles dans plus de 200 revues littéraires aux Etats-Unis. Son premier roman The Man Who Wouldn’t Stand Up a remporté deux prix en Angleterre (The Dundee International Book Prize et The International Rubery Book Award).

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appel d'air - texte

Une vie exemplaire

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02 novembre 2017

Jacob M. Appel, psychiatre, avocat, spécialiste en bioéthique, est un romancier plusieurs fois primé. Il a publié des nouvelles dans plus de 200 revues littéraires aux États-Unis.
Il revient avec Une vie exemplaire, un chef-d’œuvre noir, perturbant et raffiné, qui rappelle les plus grands portraits de sociopathes tels le Caryl Chessman de Shane Stevens (Au-delà du mal, Sonatine) ou le Raskolnikov de Dostoïevski.

EXTRAIT : 

Tuer, comme Balint l’avait découvert, c’était plutôt facile. Ne pas tuer, au contraire, exigeait discipline et retenue. Sa carrière de médecin l’avait peut‑être habitué à la mort, ou bien son calme intrinsèque lui avait permis de mettre ses émotions de côté. Le besoin impérieux de garder sa femme ou encore sa haine pour Warren Sugarman l’incitèrent sans doute à dépasser les limites de la moralité. Toujours est‑il qu’il finit par considérer le meurtre comme un acte routinier, un vulgaire désagrément, comme ses quatre week‑ends d’astreinte annuels au service de cardiologie de l’hôpital. Jamais, pas même au moment de serrer les mains autour du cou d’innocentes victimes, il ne ressentit une once de culpabilité. Il redoutait parfois que cela ne finisse par lui arriver : le remords l’inciterait‑il un jour à tout avouer pour de mauvaises raisons, tels Raskolnikov ou Leopold et Loeb* ? Bien plus tard, une fois son engagement devenu total et irréversible, ces inquiétudes s’évanouirent. 
Neuf mois plus tôt, ce médecin si consciencieux n’aurait pu imaginer se métamorphoser en assassin calculateur.



*Deux étudiants qui enlevèrent et tuèrent un garçon de qua‑ torze ans, en 1924, à Chicago, persuadés que leur intelligence leur permettait de commettre le crime parfait.

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Une vie exemplaire
Jacob M. Appel
21,5 € - 352 pages