Bienvenue parmi les humains

Petit traité de bienveillance envers soi-même

Serge Marquis

 
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Un trousseau de clés pour cultiver la bienveillance !

Avec des fables inédites, pleines de poésie, Serge Marquis dépeint la nature humaine et donne sa vision du bonheur. Poursuivant sa quête inlassable, il apporte un nouvel éclairage sur l’ego avec le ton décalé et la tendresse qui le caractérisent.

La Ruche, La Truite et le Clochard, Onésime et Laska, La Chouette et l’Éponge, L’Huître et le Vieillard, La Luciole et L’ÉphémèreCes perles de sagesse, ponctuées par des clés, sont autant d’invitations à observer les péripéties de l’ego : narcissisme, perfectionnisme, orgueil, exigence, anxiété, déprime, culpabilité, besoin d’être aimé…

Des outils précieux pour mieux nous accepter, apprivoiser notre ego et, surtout, donner du sens à nos vies.

Un enseignement riche et original à la portée de tous.

ART DE VIE
Art de vie
150 x 200 mm - 192 pages
20 septembre 2018 - 9782732486109
13.9 €
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Spécialiste en santé communautaire et consultant dans le domaine de la santé mentale au travail, Serge Marquis, auteur à succès québécois, donne plus de 150 conférences par an. En 1995, il a mis sur pied sa propre entreprise de consultation, T.O.R.T.U.E (Organisation pour Réduire les Tensions et l’Usure dans les Entreprises). Son expertise l’amène à intervenir régulièrement dans les médias. Il a publié aux éditions de La Martinière On est foutu, on pense trop (2015), Les Aventures illustrées de Pensouillard le hamster (2017) et un roman, Le jour où je me suis aimé pour de vrai (2017).

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appel d'air - art de vie

Bienvenue parmi les humains (Entretien)

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22 aout 2018

SERGE MARQUIS – BIENVENUE PARMI LES HUMAINS

ENTRETIEN
 

Pourquoi un livre sous forme de fables ?

À cause de Jean de La Fontaine ! Parce qu’une tortue authentique gagne une course improbable contre un lièvre imbu de lui-même ou qu’un corbeau narcissique perd son fromage devant la flatterie d’un renard manipulateur… Ces perles de sagesse ont été, tôt dans ma vie, des invitations à observer les mensonges que je me racontais (et que je me raconte encore parfois) pour fuir les peurs qui m’habitent. Transformé par la lecture de ces textes, j’ai voulu humblement poursuivre, par l’écriture, l’observation des mensonges qu’on se fait à soi-même.
 

Quel éclairage apportez-vous sur l’ego ?

Je propose, métaphore après métaphore, des angles inédits pour regarder l’ego et les conséquences tragiques de son hyperactivité. Chaque fable étudie la quête de sens et la difficulté d’en trouver. On m’a déjà dit que je voyais l’ego partout et c’est vrai ! Il dicte la conduite de tous les êtres humains au quotidien ; il est aussi l’obstacle par excellence à leur quête de sens. L’ego n’est ni bon, ni mauvais ; il a la trouille ! Il craint sans cesse de disparaître. Que ce soit dans la ruche en pleine réorganisation ou la cabane de bois que tente d’assécher une éponge, on comprend que l’ego est à l’origine du chaos psychique et relationnel que nous vivons tous et toutes.

 

Quelle est votre définition du bonheur ?

Je n’ai pas de définition du bonheur ; je ne vois que des écriteaux où l’on peut lire : par là ! Et la direction proposée est toujours la même : celle de la présence. Ces écriteaux pointent vers une larme, une étreinte, un sourire : par là ! Un brin d’herbe, une flaque d’eau, un bout de bois : par là ! Une main, un front, des lèvres : par là ! Il m’arrive aussi de trouver des pancartes au milieu des champs, des forêts et entre les étoiles : « Vous êtes arrivé, ne cherchez plus, c’est ici ! Vous y étiez déjà, mais vous ne le saviez pas ». Dans ces lieux, il n’existe plus d’étrangers, seulement des êtres vivants ; tout y est connecté : la lumière du regard et celle de la luciole ; le chant du vent et celui de la chouette ; l’apparition de la ride et celle du bourgeon. Toute forme de peur s’y consume. Surtout les peurs du « pas assez » : n’être pas assez, n’avoir pas assez, ne pas faire assez pour attirer n’importe quelle forme d’attention confirmant qu’on est vivant. Le bonheur réside là où les « pas assez » ne voient jamais le jour : dans cette présence pure qui est aussi l’amour puisqu’elle n’attend rien.
 

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Bienvenue parmi les humains
Serge Marquis

13, 90 € – 192 pages