Saint Laurent rive gauche, la révolution de la mode

Fondation Pierre Bergé, Yves Saint Laurent

Pierre Bergé, Jéromine Savignon, Gilles (de) Bure

 
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« À bas le Ritz, à bas la Lune, vive la rue ! » Ce cri du cœur d’Yves Saint Laurent ponctuant une interview de l’été 1965 était, au-delà de l’humour d’une certaine provocation, l’expression infiniment juste d’un cheminement intuitif et réfléchi, d’une évidence qui, de plus en plus, l’habitait, l’entraînant irrésistiblement vers la rue de Tournon et l’invention de Saint Laurent rive gauche.


Pour ces femmes jeunes, actives, qui ne sont pas des « milliardaires blasées » mais se réalisent dans leur profession sans avoir ni le goût ni les moyens de s’habiller haute couture, il imagine le concept, l’originalité culturelle Saint Laurent rive gauche, son prêt-à-porter, « son idée absolue », sa conviction. « Ce que je voudrais c’est vraiment être Prisunic, faire des robes beaucoup moins chères. »


La boutique ouvre le 26 septembre 1966, au 21 rue de Tournon, Paris, 6e. Catherine Deneuve en est la marraine. Le succès est foudroyant, on se bouscule pour acheter des choses simples, à des prix imbattables, impeccablement coupées que l’on emporte dans un shopping-bag griffé des carrés orange et rose qui sont le logo de la boutique.


Le présent ouvrage raconte cette histoire.

BEAUX LIVRES
Mode - luxe - design
225 x 270 mm - 160 pages
08 mars 2011 - 9782732445199
35.5 €
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Pierre Bergé est né en 1930. Très jeune, il s’intéresse à la littérature et est très marqué par sa rencontre avec Jean Giono et Jean Cocteau. Il restera leur ami jusqu’à leur mort et continue encore à s’occuper de leur œuvre. En 1958, il rencontre Yves Saint Laurent. Ils fondent une maison de couture en 1961. Il est le président de la Fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent. Il a dirigé le théâtre de l’Athénée-Louis Jouvet. Il a été président de l’Opéra de Paris, puis président d’honneur de l’Opéra national de Paris. Il soutient depuis de nombreuses années le travail de Robert Wilson à travers le monde et, plus récemment, celui de Peter Brook. Il siège aux conseils d’administration de diverses sociétés françaises et étrangères.


Jéromine Savignon, historienne de la mode, est l’auteure de Jacques Fath (Assouline, 2009), Jean-Louis Scherrer (Assouline, 2007), Cacharel le Liberty (Assouline, 2002) et de L’Esprit Vionnet (Lyon, université de la mode, 1994).

Elle a par ailleurs écrit divers articles, notamment «“Portrait-souvenir” de Madeleine Vionnet par Jacques Griffe» (catalogue de l’exposition «Madeleine Vionnet, puriste de la mode», Les Arts décoratifs, 2009), «L’image révélée, signature d’une marque» ( La Mode des Sixties, l’entrée dans la modernité, Autrement, 2007), ainsi qu’un texte sur Saint Laurent rive gauche dans le catalogue Yves Saint Laurent (Éditions de La Martinière/Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, 2010).